Message du président

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Depuis maintenant seize ans, le Fonds Bell appuie financièrement des productions canadiennes de grande qualité conçues à la fois pour la télévision et les plateformes numériques. En 2013, nous y avons injecté près de 17 millions de dollars, soit notre plus importante contribution à ce jour.

L’an dernier, j’ai souligné le fait qu’« un vent de changement soufflait sur notre industrie ». Partout, on semblait parler de « câblodéserteurs » (cord cutters), de « câbloréducteurs » (cord shavers) et de « câbloboudeurs » (cord nevers), soit ces gens ayant décidé d’annuler ou de limiter leur abonnement aux services de télédiffusion, ou encore le segment plus jeune qui ne s’y est encore jamais abonné.

L’année 2013 a cependant pris fin sur une note plus encourageante, alors que le terme « câblodiversifiés » (cord stackers) a fait son apparition. On parle ici de la tendance pour les auditeurs de privilégier tant la télédiffusion traditionnelle que la programmation par contournement (over-the-top services). Aussi, les radiodiffuseurs canadiens ont réagi à cette tendance en élaborant et en mettant en place des services novateurs qui viennent répondre aux deux types de besoins, soit par l’ajout de programmation sur demande, de contenu internet et d’autres services du genre offerts à leurs abonnés.

Les producteurs bénéficiant du Fonds Bell se retrouvent au cœur de ces habitudes d’écoute en profonde mutation, et s’investissent à produire d’excellents contenus adaptés à de multiples plateformes de diffusion et pouvant se retrouver sur plusieurs canaux de distribution.

Qu’il s’agisse d’un écran de télévision, d’ordinateur, de téléphone cellulaire, de tablette électronique, de phablette ou d’autres appareils portables, le Fonds Bell poursuit sa participation dans le développement et la production de contenus de niveau international destinés aux divers médias, contenus qui visent à divertir, séduire et informer les auditoires.

Les activités du Fonds Bell sont rendues possibles grâce aux contributions annuelles de Bell Télé, Bell Aliant, Câblevision du Nord de Québec et par les avantages tangibles de BCE-CTV.

Nous continuons à relever les défis propres à l'époque, disons, « intéressante » dans laquelle nous vivons aujourd’hui, et à en récolter les fruits.

Paul Hoffert
Président

Message de la vice-présidente

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La vie d’un nouveau-né en est une où tout est comblé sur demande : on le nourrit sur demande, on change sa couche sur demande, on le met au lit sur demande. Or, au fur et à mesure qu’il grandit, le bambin en vient à réaliser que le fait de combler ses besoins immédiatement, peu importe où et quand, n’est pas nécessairement toujours acceptable d’un point de vue social. Or, paradoxalement, le contenu télévisuel évolue plutôt en ce sens.

Alors que les radiodiffuseurs et les distributeurs expérimentent avec diverses technologies et alternatives visant à répondre à de nouvelles exigences en matière d’habitudes de consommation de contenu audiovisuel, les producteurs télé s’affairent de leur côté à créer de nouvelles expériences dans la façon de divertir et d’informer, expériences qui sont enrichies par les créateurs oeuvrant dans le secteur des médias numériques. L’objectif est alors d’amener les auditoires à interagir avec des récits déclinés sur plusieurs plateformes de diffusion.

Et c’est ici qu’intervient le Fonds Bell. Au cours des seize dernières années, le Fonds a consacré plus de 130 millions $ dans le financement de quelque 1 300 émissions de télévision et leurs contenus interactifs afférents. Résultat : une quantité remarquable de contenus canadiens que l’on peut apprécier n’importe où, n’importe quand – et dont plusieurs sont récipiendaires de nombreux prix !

Le Fonds Bell continue à pousser l’industrie à se surpasser afin de tirer profit au maximum des opportunités qui découlent de l’univers numérique. Alors qu’auparavant, l’objectif était de décliner le contenu télévisuel sur de nouvelles plateformes de diffusion, le Fonds Bell constate que le processus inverse est désormais plus envisageable que jamais. En effet, les contenus d’abord conçus pour les plateformes numériques peuvent être adaptés de façon à rejoindre aussi les auditoires de la télévision traditionnelle. Ainsi, le Fonds Bell a dévoilé le lancement d’un nouveau programme de financement appelé Du Web à la télé, qui vise justement à rendre possible ce genre de transition.

Le Fonds Bell autant que les projets qu’il appuie sont depuis longtemps considérés comme chefs de file au sein de l’industrie mondiale du contenu multiplateforme. Afin de solidifier une telle réputation, le Fonds a mis en branle plusieurs initiatives de rayonnement international, dont : la commandite du gala annuel des Digital Emmy© Awards ainsi que la commandite d’une autre remise de prix dans le cadre du MIP à Cannes; l’envoi d’une délégation à l’événement Power to the Pixel à Londres et à celui du Forum Blanc du Grand-Bornand en France; la mise à jour de l’Accord-cadre pour la coproduction internationale de médias numériques et un soutien à la recherche sur les défis liés aux coproductions internationales de médias numériques.

Le Fonds Bell propose désormais neuf programmes de financement, élaborés dans le but de répondre aux besoins actuels de l’industrie des contenus multiplateformes. Plus de 16,7 millions de dollars, une somme record, ont été consacrés à 187 projets financés au cours de l’année 2013. Au cours des seize dernières années, les producteurs et diffuseurs en télévision et dans les médias numériques, tout comme les organismes de financement et les distributeurs, ont tiré d’importantes leçons. À ce propos, le Fonds Bell s’affaire actuellement à compiler une liste de conseils qu’il entend éventuellement partager avec l’industrie. Aussi, nous continuerons à appuyer, desservir et financer cette même industrie canadienne des plus dynamiques dont nous bénéficions aujourd’hui, afin de continuer à répondre efficacement aux besoins d’un auditoire de plus en plus exigeant.


Lori Rosenberg

Vice-Présidente